Le temple principal de Kôm Ombo dédié à Haroëris et à Sobek

A 40 km au Nord d’Assouan, le temple de Kôm Ombo domine la rive droite du Nil. Le nom ancien de ce tertre (« Kôm ») est Nb(j)•t, soit Nebyt. Ce Nom s’est transformé progressivement par l’ajout d’une voyelle ou d’une consonne en Jmb (démotique), en Embw (copte) et en Ombo (grec et latin). Il ne faut pas confondre Nb(j)•t avec la ville de Seth entre la Thèbes occidentale et Denderah qui est mentionnée dans un passage du Texte des Pyramides. Les premiers passages relatifs à Kôm Ombo n’apparaissent qu’à la Première période intermédiaire.

Vue aérienne (via google maps) et schématisation des ruines de Kôm Ombo. Le temple principal est structuré en 3 grandes parties, dont seules les décorations sont datées précisément : le naos ou le temple proprement dit ; le pronaos avec sa grande salle hypostyle délimité par le second mur d’enceinte, six chapelles percent la paroi nord de celle-ci ; la cour entourée du premier mur d’enceinte. Les coordonnées des constructions de ce site sont les suivantes : 24°27'7.87"N, 32°55'42.08"E.

Les temples de Kôm Ombo ont été déblayés par le Service des Antiquités en 1893. Ils datent de l’époque post-pharaonique. L’état de délabrement actuel est dû en partie par les hommes qui ont occupé le lieu et qui s’en sont servis comme carrière. Le Nil a également rongé le plateau détruisant ainsi le montant ouest de la grande porte et une bonne moitié du mammisi.  L’ensemble de Kôm Ombo était entouré à l’origine par un mur ancien de briques, dont il ne reste qu’une infime partie encore intacte. Le mur actuel a été construit après le déblaiement. Le temple principal, dédié à Sobek et à Horus le Grand, est orienté nord-est/sud-ouest. Quelques édifices l’entourent : à l’ouest le mammisi (non visible sur la carte ci-dessus) et la grande porte d’entrée dont seul le montant subsiste ; à droite en passant par cette porte la chapelle d’Hathor ;  au sud les vestiges d’un puits ptolémaïque ; et au nord-ouest le reposoir, deux puits romains avec un bassin, la « porte romaine », des colonnes, la base d’une église copte et un presbytère copte.

Le temple principal présente la particularité d’être divisé en 2 parties parfaitement symétriques. On ne peut malgré tout pas par parler d’un temple double car les textes (principalement des monographies), décrivant le temple majeur de Kôm Ombo, précisent notamment « temple d’Haroéris et Sobek, seigneurs d’Ombo. On retrouve également des restes d’inscriptions associant les 2 divinités. Les sanctuaires présentent la particularité d’associer l’ouest ou l’est à l’une ou l’autre divinité, alors qu’il n’y a pas de partage exclusif sur les parois des autres salles. Certains considèrent que la partie gauche (nord) est dédiée à Haroëris, sa femme Tasenetnéféret et leur fils Penebtaoui, tandis que la partie droite (sud) est dédiée à Sobek, son épouse Hathor et son fils Khonsou. L’état de conservation des salles ne permet pas d’être catégorique.

Façade du temple principal de Kôm Ombo

Photo de la façade se la Grande Salle hypostyle à Kôm Ombo. (prise de vue le 22 novembre 2011).

Haroéris (Transcription grecque de Ḣr-wr, Horus le Grand ou Horus l’ancien) de Kôm Ombo, est un dieu faucon guerrier et purificateur. Un mythe révèle que les 2 yeux d’Haroéris sont le soleil et la lune, tandis que la version héliopolitainne  racontent que les enfants d’Atoum-Rê sont ses enfants-yeux Shou et Tefnout. Un texte assez étonnant, traduit par Adolphe Gutbub, provenant du naos du temple de Kôm Ombo nous précise le caractère guerrier d’Haroéris. Ce récit nous décrit une traque de rebelles qui s’étaient réfugiés dans la butte d’Ombo. Rê, Haroëris, et Harsiesis (Horus le jeune) se rendent dans les temples d’Ombo. Un espion envoyé par Thôt à la demande de Rê trouve 257 ennemis sur la rive du « Grand Lac » (peut-être le Nil). Apparemment ces ennemis émettent des calomnies à l’encontre de leur père (Rê ou Haroëris ?), selon ce que l’espion peut entendre. Rê souhaite qu’un dieu puisse les massacrer tous jusqu’au dernier. Thôt répond alors : « C’est Haroëris, qui réside ici, et (qui est aussi) le dieu Shou, fils de Rê ; il est le maître du massacre de la terre entière ; qu’il aille donc contre eux et qu’il accomplisse un carnage parmi eux ». Le passage se termine ainsi : « On le convoqua en présence de Rê, et Rê lui donna sa force ; il le munit d’armes de combat et de tout équipement de guerre. Le visage d’Haroëris devint cramoisi, sa majesté fut en rage, tous ses membres se mirent à trembler, car il était en fureur, ses couteaux attaquant ces méchants ennemis, être au cœur intrépide pour repousser les rebelles. » (Passages provenant de « Textes sacrés et textes profanes de l’ancienne Égypte, II. Mythes, contes et poésies par  LALOUETTE C., 1987 »). Cet épisode se rencontre également dans le temple d’Esna. Le texte décrit qu’une guerre s’est déclarée à la suite d’un grand bouleversement planétaire. Les rebelles ont entendu un jour les paroles de Rê en amont et à l’ouest de Per-Neter (la maison de dieu), le lieu dans lequel Rê s’est réfugié pour se cacher de ses ennemis. Cet endroit est appelé le « château d’Ombo » dans le texte de Kôm Ombo, ou « le très grand château du dieu caché » pour la version d’Esna.

Scène de purification du pharaon par Horus le Grand (à gauche) par Thôt (à droite), sur la façade de la Grande salle hypostyle du temple principal de Kôm Ombo. Sobek (derrière Horus le Grand) est coiffé ici par 2 plumes recourbées avec présence de cornes de bélier et d’un disque solaire. Photo prise le 22 novembre 2011.

Sobek est quant à lui, le dieu crocodile vénéré à Kôm Ombo et également dans la région de Fayoum. On peut également l’identifier au dieu grec Souchos. C’est un dieu des eaux, de la fertilité. Dans les époques les plus récentes, il devient une réplique de Rê sous le nom de Sobek-Rê et se confond avec d’autres dieux tels qu’Horus le Jeune, Osiris, Ptah, Khnum, Amon, Khonsou et Hâpy. Dans les Textes des Pyramides, le papyrus Tebtynis du Fayoum et le papyrus de la Bibliothèque nationale de Strasbourg n°2 et n°7, Sobek est le fils de Neith. Dans ces textes, celle-ci est également appelée Chedit, Mehet-Ouret et Isis. Elle prend les traits d’une vache. On apprend à Kôm Ombo que Sobek est vénéré à Crocodilopolis. Cette ville, appelée Chédit en égyptien, est située au sud-ouest de Menphis dans la région de Fayoum. Selon plusieurs écrits égyptiens (« connaître l’occident », les textes des Pyramides, le texte des Sarcophages,…), Sobek vivrait dans la région de Bakhou. La montagne de Bakhou est originellement la montagne, localisée en Lybie, derrière laquelle se couche le soleil. Néanmoins cette région désigne également au Nouvel Empire la chaîne arabique. Les égyptologues envisagent également, vu le très grand nombre d’inscriptions, un grand centre de culte dans la ville de Sumnu, bien qu’elle ne soit pas encore localisée. Même si le culte de cette divinité a été fort répandu, il semblerait que ce n’était pas toujours le cas comme le suggère le papyrus de la Bibliothèque nationale de Strasbourg n°2 et n°7 qui décrit Sobek comme : « le secret de la vache-ahet, le fils ainé de Mehet-Ouret ». Selon cette description, on pourrait se demander si Sobek n’était pas un des nombreux noms d’Horus. Le papyrus VI du Ramesseum (puits tombal situé derrière le temple de Ramsès II), confirme ce retour au mythe osirien que Sobek semble incarner. La prudence reste de mise, étant donné la constante évolution des la mythologie égyptienne.

Sobek de Chedit, grand chasseur,
Mâle ( ?) des dieux, dont l’attaque est féroce,
Grand […] vigilant, rapide, aux dents aiguës,
Qui saisit grâce à sa puissance, puissant par son baï.
Noun prend soin de toi à l’intérieur du Grand-Bassin.
Isis te guide (vers) l’horizon, […].
Sobek de Chedit se lève dans la région de l’horizon
Vers […] les offrandes de la Double-Vérité.
(Deuxième hymne du papyrus VI de Ramesseum, ligne 71 à 77. Traduction provenant de BARUCQ A. & DAUMAS F., 2009).

 Sobek à Kôm Ombo

Dernier pilier de la colonnade est de la cour du temple principal de Kôm Ombo : Sobek avec l’une de ses coiffes caractéristiques.

Les textes de Kôm Ombo sont très variés : on y retrouve des scènes d’offrandes, des hymnes dédiées à des divinités, des recommandations destinées aux prêtres et souvent localisées sur les montant des portes, des textes dédiés aux pharaons et énumérant les travaux exécutés sous son règne, des textes astronomiques présentes sur le plafond du pronaos, « des hymnes d’exhortation à la crainte divine », des calendriers très précis sur le déroulement de l’année liturgique entre les fêtes. Pour être complet, les récits mythiques décrivant les rapports entre divinités nous précisent notamment : le récit du premier combat et du deuxième combat de Shou contre les ennemis de Rê abordé plus haut, le récit de la création d’Osiris à Kôm Ombo, le mythe de la déesse Tasentnefert (la femme d’Haroéris), le mythe des enfants-yeux de Rê,… Bien que l’ensemble des scènes présentées sont parfois moins élaborées que celles du Nouvel Empire, elles véhiculent des informations importantes qui se recoupent souvent par les Textes de Pyramides.

Un magnifique calendrier, situé dans la salle des offrandes, illustre leur système de numérotation égyptien (voir ci-dessous). Il est réparti sur 12 mois de 30 jours et divisé en 3 grandes saisons : 4 mois d’inondation du Nil, 4 mois de germination et développement des cultures et 4 mois de récoltes. Etonnamment, le calendrier égyptien n’est composé que de 360 jours. Contrairement aux Mayas, les Egyptiens ne représentent pas le zéro. De plus leur système de numération est en base 10 comme nous.

Base de la numération égyptienne

Le système hexadécimal égyptien (voir ci-dessous) est composé comme suit : 1 (bâtonnet), 10 (anse de panier), 100 (rouleau de papyrus), 1000 (fleur de lotus), 10 000 (doigt pointant le ciel), 100 000 (têtard), 1000 000 (dieu agenouillé supportant le ciel), 10 000 0000 (supposition sur ce dernier hiéroglyphe). Ce dernier hiéroglyphe appelé šn est le symbole de l’éternité qui est à l’origine du cartouche des pharaons. Le cercle s’est transformé en ellipse afin d’y accueillir les hiéroglyphes du pharaon en son sein. On peut remarquer que ce symbole est présent dans de très nombreuses mythologies : mythologie nordique avec (Cernunnos), mythologie maya (voir codex de Borbonicus à la planche 14), mythologie assyrienne (voir la stèle d’Ishtar posée sur 2 lions au British Museum), mythologie égyptienne (notamment sur un nombre considérable de sarcophages),…

Calendrier de la salle des Offrandes du temple principal de Kôm Ombo. Sur la droite de l’image, on reconnaît les unités et les dizaines égyptiennes.

Les scènes du temple principal de Kôm Ombo témoignent également de la médecine avancée des égyptiens (voir les instruments de médecine ci-dessous). En effet, cette connaissance proviendrait du dieu scribe Thôt-Djehouty. Celui-ci aurait transmis son savoir aux égyptiens. De nombreux papyri décrivent cette connaissance très élaborée. Je cite comme référence le papyrus d’Edwin Smith qui est un traité de médecine composé de descriptions anatomiques détaillées de nombreuses pathologies. Il aurait été écrit par le célèbre ministre et architecte Imhotep du pharaon Djoser (il serait le fils de Ptah et d’une mortelle selon la mythologie). Les égyptiens pratiquaient depuis plusieurs millénaires avant nous la dentisterie : des momies avec des plombages et des prothèses dentaires ont été découvertes. Le papyrus d’Ebers précise de nombreux remèdes contre les odontalgies, les gingivites, les ulcérations, les abcès et les pulpites. Ce papyrus décrit notamment des préparations de dentifrices destinées à raffermir les gencives. Un couloir de ronde du temple principal de Kôm Ombo est composé d’un magnifique panneau sur lequel figure Isis en position d’accouchement et des instruments de médecines (balances, sondes, pinces, bistouris, cf ci-dessous). Le mécanisme de reproduction était connu au niveau microscopique, compte tenu de certaines fresques sur lesquelles nous pouvons observer des spermatozoïdes et des ovules (voir la photo ci-dessous). Ils ont inventé les tous premiers tests capables de discerner le sexe sur base de l’urine et de préparations à base d’orge ou de blé.

Tombe d'Aménophis II

Représentations d’ovules et de spermatozoïdes à l’intérieur de la tombe d’Aménophis II dans le livre appelé « l’Amdouat ». Ce genre de représentation est notamment rencontré aussi dans la tombe de Ramsès IV. Source : http://tatiana.blogs.com/photos/valle_des_rois_tombe_dame/amenophis_ii_14.html.

Scène du mur interne de l’enceinte extérieure au nord du temple principal de Kôm Ombo, composée d’instruments de médecine au centre. Isis est présentée en position d’accouchement sur la gauche. Source : http://en.wikipedia.org/wiki/File:SFEC-KÔM_OMBO-2010-05-076_(2).JPG.

Compte tenu de la richesse d’informations rencontrées dans le temple principal de Kôm Ombo, il m’est difficile vous présenter ici une étude exhaustive. Ce temple a été étudié en trautre par l’égyptologue Adolphe Gutbub. Il a compilé et étudié l’ensemble des inscriptions du naos. Son travail a été poursuivi à sa mort en 1987 par notamment Danielle Inconnu-Bocquillon, qui fut l’une de ses élèves. J’aurais voulu m’attarder davantage sur l’étude de ce temple et de ses inscriptions, malheureusement celà m’est aujourd’hui difficile faute d’avoir d’autres priorités de recherches. Je reste néanmoins susceptible de compléter dans l’avenir cet article, dont le travail s’est inspiré principalement du livre suivant : « GUTBUB A., 1995. Kôm Ombo. Institut français d’archéologie orientale. 523 p. ».

Sources bibliographiques

- Visite du site de Kôm Ombo réalisée le 24 novembre 2011.

- BARQUET P., 1964. Parallèle égyptien à la légende d’Antée. Revue de l’histoire des religions. Volume 165, Numéro 165-1. pp. 1-12.

- BARUCQ A. 1962. Giuseppe Botti. La glorificazione di Sobk e del Fayoum in un papiro ieratico da Tebtynis. Revue de l’histoire des religions. Volume 161, numéro 161-2. pp. 243-245.

- BARUCQ A. & DAUMAS F., 2009. Hymnes et prières de l’Egypte ancienne. Les Editions du Cerf. 558 p.

- GRANDET P., 2003. Cours d’égyptien hiéroglyphique. Editions Khéops. 845 p.

- GUTBUB A., 1995. Kôm Ombo. Institut français d’archéologie orientale. 523 p.

- LALOUETTE C., 1987. Textes sacrés et textes profanes de l’ancienne Égypte, II. Mythes, contes et poésies. Editions Gallimard. 311 p.

- LEVÊQUE P., 1996. Recherches égyptologiques : Adolphe Gutbub. Textes édités par Danielle Inconnu-Bocquillon, Kôm Ombo I; Bulletin de liaison du Groupe international d’étude de la céramique égyptienne. ВСЕ XVIII. Dialogues d’histoire ancienne. Volume 22, numéro 22-2. pp. 299.

- QUAEGEBEUR J., 1975. Le dieu égyptien Shaï dans la religion et l’onomastique. Edition Peeters. 350 p.

- SAUNERON S., 1965. L’Egypte. Presses Universitaires de France, 239 p.

La symbolique du loup et du chien dans les mythologies

Le loup est un animal qui a longtemps été associé à la mort dans les mythes du monde. Il inspire crainte mais également respect. Son régime alimentaire a contribué à lui donner une place importante dans certains textes apocalyptiques où la gueule ouverte il détruit les astres ou des divinités. Son terrier, habitat souterrain, a également contribué à en faire une figure de gardien des enfers. Le loup n’est jamais seul et la meute est une image synthétisant bien la hiérarchie que l’on peut retrouver dans certains groupes divins, c’est-à-dire un loup et une louve dominants et leur descendance.

Une prophétie nordique annonçait la destruction du monde par le terrible loup Fenrir. Ce loup, fils de Loki croît quotidiennement d’une manière prodigieuse. Les dieux vont lui fabriquer plusieurs chaînes (appelées Leiding, Dromi) qu’il brise très facilement pour retrouver sa liberté. Les Nains sont dès lors chargés de fabriquer la chaîne Gleipnir. Par sécurité, la chaîne Gelgja, est également utilisée et passée au travers d’un grand rocher nommé Gjol. On pourrait se demander si cet enchaînement n’a pas un lien de parenté avec celui de Prométhée, qui fut attaché à un rocher sur le mont Caucase. Au Ragnarök, la fin des temps nordique, la gueule de Fenrir est grande ouverte. Sa mâchoire inférieure touche la terre tandis que sa mâchoire supérieure touche le ciel. La destruction apocalyptique d’un loup existe également dans la figure du loup Skoll qui poursuit la gueule grande ouverte la déesse du soleil Sol. Celle-ci mourra mais donnera naissance à un nouveau soleil. Le frère de Skoll appelé Hati poursuit, quant à lui, la lune. Tous ces mythes rejoignent la vision que l’on peut avoir du Déluge provoqué par « l’œil du son » égyptien qui a détruit l’A’amenptah, la fameuse Atlantide dont parle Platon. En effet, la croissance quotidienne d’un astre peut être comparée à la croissance de ce loup qui provoque destruction, chaos et morts sur Terre. La chaine chargée de maintenir la trajectoire de cet astre aura été rompue ce qui aura provoqué de terribles bouleversements sur Terre, notamment la disparition du soleil mais heureusement il renaît toujours.

Outre la destruction cataclysmique qu’il provoque, le loup est un gardien des enfers dans de très nombreuses mythologies. Anubis, le dieu embaumeur d’Osiris, est une des figures les plus connues. Un de ses autres noms égyptiens est Upuaut (prononcé Oupouaout). Celui-ci est un dieu à tête de loup invoqué par les Egyptiens pour guider le soleil pendant son séjour nocturne.  Il est appelé « le frayeur des chemins qui guide la barque de Rê ». Il guide le souverain dans le royaume des morts et également les guerriers en territoires ennemis. Comme toujours nous retrouvons facilement un dieu similaire chez les Mayas. Il est appelé Xolotl. C’est un dieu et un chien jaune. A la mort du 4ème soleil, Quetzalcoatl (le serpent à plumes maya) est chargé de créer une nouvelle race d’êtres humains. Xolotl, son frère jumeau, l’accompagne vers Mictlan le monde des morts pour rassembler les ossements des hommes tués par le déluge. L’accompagnement d’un dieu par un loup dans sa barque solaire est également rencontré dans les textes mésopotamiens. En effet, dans le texte « Enki au pays des morts », il est dit que les flots se brisent comme un loup dévorant sur la proue du bateau. Une vision déformée de ce chien gardien des enfers se retrouve dans la mythologie grecque chez Cerbère. Ce chien d’Hadès a 3 têtes. Cerbère est enchaîné à l’entrée des enfers. Il terrorise les morts et ceux-ci doivent l’apaiser en lui offrant des gâteaux de miel. On retrouve toujours ce chien gardien des enfers dans d’anciennes croyances des Caraïbes : Opiel Guabiron est un demi-chien de la mythologie des Caraïbes, mi-homme qui garde le royaume des enfers au niveau de la porte de Coabey.

Dieu chien Xolotl, Codex de Telleriano-Remensis.

Dieu chien Xolotl, Codex de Telleriano-Remensis. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier : Xolotl.jpg.

Cette vision de l’âme d’un dieu voyageant, telle la barque solaire d’Horus, nous amène à retrouver la mort d’un dieu d’une grande importance et le rôle de loups/chiens dans sa mort et dans l’accompagnement de son âme dans l’au-delà. Un des qualificatifs d’Odin est « loup de combat » dans la mythologie nordique. Le dieu était une embarcation qui faisait passer les bons du connu à l’inconnu. Ceux qui passaient la gueule du loup entraient dans le Walhall, royaume des morts. Odin est mort tué par le loup Fenrir, nous laissant penser que sa disparition est survenue lors du cataclysme provoqué par un astre errant. Il ne faut voir ce loup géant comme la cause de sa mort mais plutôt une conséquence de l’union avec la déesse de la guerre et de l’amour et l’assassinat par son frère ou son fils selon les mythes. Cette mort se retrouve dans celle d’Actéon. Celui-ci a été transformé par Artémis en cerf avant d’être tué par une meute de 50 chiens appartenant à la déesse (Diane dans la mythologie romaine). Cuchulainn est un héro irlandais qualifié de chien dans les textes. Son nom signifie « chien de Culann ». En Irlande, on ne donne pas de nom au loup (Chu), on le qualifie de « chien sauvage » (D’arbois de Jubainville, 1904). Dans certaines versions de son histoire, Cuchulainn refuse les avances de Morrigane, déesse celtique de la guerre. En conséquence, il meurt sous les traits d’un taureau blanc lors d’une terrible bataille, terrassé par le taureau brun Donn. Dans certaines versions, Cuchulain meurt empoisonné pour avoir mangé de la viande de chien. Dans la mythologie hindoue, Vŗtra est un dieu loup tué par son adversaire Indra. Il fut transpercé, démembré et il renaît tel un nouveau soleil. Sa renaissance est alors annoncée par le renouveau de la nature.

«  Lui dont les pouvoirs magiques
Détournent de la terre les bienfaisantes pluies,
Ennemi attaché à perdre les humains,
Disputant le pouvoir à la race divine,
Lui dont l’armée de démons à toujours
Livré au dieu Indra une guerre incessante,
Lui qui fut tant de fois écrasé, massacré,
Renaît toujours nouveau, et inlassablement
Recommence à la lutte où il perdra la vie. »

(Source : Wilkins W.J., 2006).

Anubis l’embaumeur, tombe de Nebenmâat.

Anubis l’embaumeur, tombe de Nebenmâat. Source : http://jfbradu.free.fr/egypte/LA%20RELIGION/LES%20DIEUX/anubis-maat.jpg

Le loup n’agit pas seul. En meute, il est d’autant plus à craindre. Dans le livre IV d’Enoch, il est dit que des loups persécutent des brebis ainsi que leurs enfants. Ces loups les poursuivent de toutes leurs forces jusqu’à ce que le Seigneur descende auprès des brebis pour les secourir et les conduire vers un autre pays. Les brebis fuient jusqu’à une mer que le Seigneur va couper en 2 avant qu’elle ne se referme sur les loups. Ce passage très intéressant est très clairement une autre version du passage de la mer Rouge par les Juifs. Les égyptiens non juifs qui les poursuivent sont donc des loups. Il n’est pas étonnant de les considérer comme tels lorsqu’on sait que les suivants d’Osiris appelés Shemsu sont des loups. D’ailleurs Khentamentiu, un dieu assimilable à Osiris dont le nom signifie « le premier des Occidentaux » provient de l’A’amenptah. C’est un dieu loup représenté sous la forme d’un chien noir.

Voilà encore un thème qui nous emmène sur la trace de la mort d’un dieu créateur ayant pris la peau du chien/loup. Nous nous retrouvons encore et toujours face à une histoire unique, qui a façonné toutes les croyances du monde. Lors d’un terrible bouleversement céleste, le dieu loup sera tué par des membres de sa famille, par des loups appartenant à sa meute probablement comme conséquence de s’être uni, à regrets par la suite, avec la déesse de l’amour et de la guerre. A sa mort, un chien gardien de son royaume souterrain, le soutiendra dans son voyage dans l’au-delà. Cet évènement qui a marqué tous les mythologies du monde nous parle d’un grand cataclysme provoqué par un astre céleste. Nous pouvons considérer celui-ci comme le symbole de son retour sur Terre…

Sources bibliographiques

-  AUERBACH L & al., 2004. Encyclopédie de la Mythologie. Parragon Books Ltd, Royaume-Uni. 320 p.

-  BAILEY G., CARDEN M., CLARKE P. & al., 2006. Mythologie : mythes et légendes du monde entier. Ed. de Lodi, Paris.

-  BROSSE J., 2001. Mythologie des arbres. Editions Payot et Rivages, Paris VIème.

-  BOBBE S., 2002. L’ours et le loup : essai d’anthropologie symbolique. Éditions Quae. 258 p.

-  D’ARBOIS DE JUBAINVILLE H., 1904. Les dieux celtiques à forme d’animaux. Comptes-rendus des séances de l’année. Académie des inscriptions et belles-lettres. Volume 48, Numéro 3. pp. 365-372.

-  PARKS A., 2007. Les chroniques du Gírkù. Ádam Genesis. Editions Nouvelle Terre.

-  WILKINS W. J., 2006. Mythologie hindoue, védique et pouranique. L’Harmattan. 398 p.

Enki et ses nombreux noms dans les mythes et religions

Un peu partout sur Terre, un dieu était aux centres des croyances anciennes. On le retrouve dans quasi tous les mythes et religions du monde. Ce dieu est polyculturel, il présente un certain nombre d’aspects universels et des caractéristiques particulières qui le distingue très clairement d’autres divinités. Ses noms sont aussi nombreux que les facettes d’un diamant. Il a considérablement influencé nos croyances actuelles. Toutes les divinités qui l’ont côtoyé sur des panthéons divins vont dans le sens d’un être unique. Nous appellerons ce dieu Sa’am (signifiant « beau de visage » avec le syllabaire suméro-akkadien). Cet être porte notamment les noms suivants : Enki, Dumuzi, Tammuz, Osiris, Sokar, Ptah, Amon, Khnum, Min, Taténen, Apis, Pan, Nommo, Odin, Aurvandil, Chronos,  Prométhée, Hadès, Azazel. Il existe encore toute une multitude de dieux non considérées dans cet article, tellement le sujet est vaste…

Pour tous ces noms, il existe de grands signes distinctifs communs. Certains sont moins évidents que d’autres et sont parfois très spécifiques mais uniques. Au premier abord, on a l’impression de rencontrer des êtres bien distincts. Il existe en effet une grande variété de différences mais un ensemble de caractéristiques communes très spécifiques, qui combinées entre elles ne laissent pas de doute sur la filiation entre tous ces personnages. L’être universel dont nous allons entrevoir le rôle comporte les particularités suivantes :

1) Une association à la mort :

- dieu des enfers

- vivant dans un royaume souterrain

- être qui meurt et qui ressuscite dans la plupart des cas

2) Créateur/Père divin

- créateur des hommes, de la faune et de la flore

3) D’une grande Sagesse

4) Un ensemble de fonctions associées

- l’agriculture et la nature

- la fertilité

- l’eau de manière générale, ou un cours d’eau

- la médecine

- être de lumière

- l’art, l’artisanat

- créateur de l’écriture

- un être maîtrisant le feu, la métallurgie et qui transmet ses connaissances à l’homme

5) Des traits physiques ou des caractères associés

- barbu

- beau de visage

- les cornes de bélier ou de bouc

- le taureau sacré

- une couleur de peau verte ou bleue

- le serpent

- assis ou couché

6) Une association avec des entités particulières

- un ou plusieurs grand(s) rival(aux)

- un fils solaire et/ou lunaire

- un parèdre principal voire plusieurs entités féminines sacrées

- le chien/loup issu d’un monde souterrain

- 7 sages

7) De grands symboles

- la croix

- un sceptre de pouvoir

- un arbre/pilier

- une barque ou un char solaire

- le soleil

Les dieux égyptiens Ptah, Amon, Khnum, Min sont très souvent assimilés comme étant une seule divinité. Ils sont tous créateur du monde et des hommes. Ils sont des êtres de lumière. Tous ont un trait divin très spécifique : les cornes de bélier/bouc (voir image ci-dessous). Le dieu grec Pan présente aussi cette caractéristique dans sa représentation. Le sukhurmashu est l’attribut d’Enki/Éa combinant à la fois la chèvre et le poisson, devenant par la suite le signe zodiacal du capricorne. Les cornes de bélier/bouc est une particularité peu commune pour signaler le caractère divin d’un être céleste. Par conséquent, cette caractéristique semble être un critère efficace pour considérer un lien entre ces divinités.

Symbolique du bélier divin

1) Ptah, 2) Amon, 3) Khnum, 4) Pan

Sources :

http://alain.guilleux.free.fr/deir_el_medineh/deir_el_medineh_tombe_pashedou.php

http://www.cbx41.com/article-dieu-a-tete-de-belier-amon-re-louvre–38768127.html

http://eu.wikipedia.org/wiki/Fitxategi:SFEC_EGYPT_ESNA_2006-013.JPG

http://www.louvrebible.org/index.php/louvrebible/default/visiteguidee?id_menu=VISGR1&&id_oeuvre=28

Dans le monde, il existe une autre grande caractéristique unique qui se rencontre notamment chez les dieux suivants : Enki (dieu sumérien), Éa (dieu assyro-babylonien), Dumuzi (dieu sumérien), Tammuz (dieu akkadien), Osiris (dieu égyptien), Sokar (dieu égyptien), Hadès (dieu grec), Pluton (dieu romain), Odin (dieu nordique), Aurvandil (dieu nordique), Izanagi (dieu nippon), Yama (dieu indien). En effet, toutes ces divinités ont un rapport évident avec les enfers ou du moins le royaume des morts. Ce royaume souterrain est l’Abzu pour Enki, l’Hadès dans la version grecque, la Duat pour Osiris ou  le Yomi pour Izanagi. Le chien/loup gardien des enfers est Cerbère dans la mythologie grecque. Dans les croyances nordique ou indienne, on retrouve 2 chiens/loups. Pour Enki, certains textes le concernant nous parle d’un « loup dévorant qui écumait comme l’eau à l’avant de son bateau ». En Egypte, Anubis est le chien qui accompagne les dieux dans l’autre monde et qui se trouve à l’avant de la barque solaire. Un mythe aux multiples variantes raconte l’histoire d’une divinité, liée à certains dieux cités ci-dessus, qui descend aux enfers. Il s’agit d’Isthar (akkadienne), d’Inanna (sumérienne), de Perspéphone (grecque), d’Izanami (nipponne), de Yami (indienne),… Toutes ces déesses meurent aux enfers. Une autre constatation intéressante concerne la représentation du diable avec ses cornes, qui découle directement d’autres divinités telles qu’Apis, le taureau égyptien sacrifié qui ressuscite, de Yama le dieu indien des morts, ou de Pan, dieu grec à cornes de bouc. (Voir la représentation ci-dessous). Ces quelques éléments permettent de comprendre que la version chrétienne bien connue de l’enfer n’est pas neuve et n’est finalement qu’un concept emprunté à des croyances beaucoup plus anciennes.

Une symbolique particulière mérite un peu d’attention : l’arbre de vie. On retrouve cet arbre dans la 12ème tablette de l’Epopée de Gilgamesh appelée généralement « Enki aux pays des morts » ou « Inanna et l’arbre Huluppu ». Dans ce texte, l’arbre Huluppu est finalement l’arbre sacré d’Enki, qui est déraciné par Inanna pour être replanté à Uruk. Cet arbre mourant va finalement revivre à Uruk et il se voit infesté par divers animaux. Cet arbre en plus d’être associé à Enki, représente également le pouvoir que Ninanna aura à Uruk. La symbolique de l’arbre est très importante et elle est très souvent associée au féminin. Justement au centre de l’arbre Huluppu, on retrouve la déesse Lílitu. Le corps d’Osiris est souvent entouré de 4 arbres de vie (les 4 grandes déesses sacrées Serkit, Nephtys, Hathor et Neith). Pluton possède également son arbre sacré le Cyprès. Ptah est parfois représenté par deux piliers/arbre appelé Djed. L’un est tenu dans sa main et symbolise son pouvoir, l’autre est situé derrière lui et il le symbolise lui-même. Cet arbre est également un symbole évident de la nature et son étude approfondie permettrait de révéler de très nombreuses nouvelles analogies entre dieux au premier abord distincts.

Les origines du diable

1) Apis, 2) Pan, 3) Yama

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Louvre_032008_10.jpg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Pan_satyre_della_Valle.jpg

http://www.mongolianculture.com/Yama.html

Un animal sacré et très ancien se retrouve associé pour pas mal de dieux étudiés ici. Combiné à l’ensemble des autres caractéristiques communes que l’on peut découvrir, cet animal met en avant le caractère reptilien divin. En effet, nous pouvons remarquer que le serpent est un attribut pour beaucoup de divinités citées plus haut. De nombreux dieux égyptiens présentent une coiffe surmontée d’un serpent (voir l’exemple ci-dessous d’Apis).  Amon est considéré dans les textes égyptiens comme le serpent qui féconde l’œuf primordial. Azazel le bouc émissaire de la Bible qui apporte le métal aux hommes est considéré dans un texte apocryphe (l’Apocalypse d’Abraham) comme un serpent ailé. Ce personnage est étonnamment proche de la version que l’on a du serpent biblique qui a corrompu Adam et Eve. Dans les tablettes de Kharsağ découvertes à Nippur en Irak au 19ème siècle, Enki est qualifié de « splendide serpent aux yeux brillants ». Enki est le seigneur de l’entendement ce qui est conforme à la vision que l’on a du serpent biblique en Genèse 3.1 : « Le serpent est le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahvé Dieu avait faits ». On raconte dans la mythologie nordique qu’Odin va se changer en serpent pour atteindre une caverne où était gardé un nectar sacré. En Grèce le célèbre héro Héraclès veut rencontrer aux enfers Déjanine qui est courtisée par un dieu fleuve Achéloos (une divinité qui peut se transformer en taureau et en serpent). Le serpent est un symbole utilisé pour présenter la filiation divine des dieux. Dans le papyrus Heruben, on voit le corps d’Osiris qui est déposé sur l’abysse primordial figuré par le serpent Apophis. Ce serpent primordial est le serpent Leviathan de la Bible. Chez les Mayas et également chez les Egyptiens le serpent est le siège sur lequel repose divers personnages divins. En plus de considérer Sa’am comme un serpent, on peut constater que la naissance de son fils utilise également ce symbole. Le Nommo des Dogons du Mali est un dieu qui va cracher un serpent dans une coupe-bouclier. Cette naissance est équivalente au mythe de la naissance de Quetzalcoatl, le serpent à plumes, qui naît de l’ouverture de la gueule du serpent igné. Amon va ouvrir l’arbre sacré et libérer le roi vieillissant qui se transforme en serpent ou en faucon. Le symbole du serpent est universel et il n’est pas seulement synonyme d’une peur ancestrale ; en effet, bons nombres de dieux bienfaisants présentent cet attribut.

La symbolique du serpent

1) Apis, 2) Khnum, 3) Faucon solaire, 4) Osiris

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Louvre_032008_10.jpg

http://www.flickr.com/photos/dalbera/2081847590/

http://www.spiritweb.us/egypt/egyptian-gods.html

http://www.fauser.edu/fau/egitto/EgittoWebImages/papiro.jpg

Nous pouvons dresser le portrait d’un dieu créateur du monde et des hommes. Il semble avoir 2 parèdres principaux : une déesse-mère qui enfantera un être solaire (Horus notamment) et une autre plus axée sur un mélange entre l’amour et la guerre telle que l’on peut la retrouver sous les traits de l’Ishtar babylonienne. Dans certains mythes, il présente des caractéristiques bienfaisantes mais certains semblent avoir dévié vers un rôle beaucoup plus négatif. Ce dieu aura créé les hommes mais il leurs aura également transmis des connaissances non voulues par d’autres dieux (notamment son principal rival Seth, Zeus, Fenrir, etc… qui sera responsable de sa mort), tels que le feu et la maitrise des métaux. Pour préserver le souvenir de cet être céleste décédé, de nombreux textes de par le monde ont conservé une trame sacrée unique qui peut dans certains cas avoir complètement dévié au profit de ses principaux adversaires. Comme vous avez pu le constater cet article est loin d’être exhaustif sur ce dieu universel. De nombreux autres noms et particularités n’ont pas été abordés ici et ils feront probablement l’objet d’articles ultérieurement.

Introduction aux liens entre les mythes et les religions

La vidéo ci-dessus vous montre que, dans le monde, des croyances à priori si différentes ont quand-même d’étonnants points communs. Cette vidéo ne résume pas les principes à considérer en priorité car il y a en tant d’autres, mais elle donne une des nombreuses manières de procéder pour mieux comprendre d’où nous venons. Le fil conducteur aurait pu s’orienter différemment et de nombreux autres concepts et symboles importants n’ont pas été abordés.

Une vidéo permet de visualiser très rapidement des concepts alors qu’une démarche basée sur les textes peut sembler moins attrayante. Mais les textes donnent de biens meilleurs résultats pour juger du lien entre les mythes et les religions du monde…Cette autre démarche est utilisée dans les articles.

Les mythologies sont universelles, elles ont beaucoup plus en commun qu’on a voulu nous le faire croire dans les cours d’histoire. Les points communs des mythes anciens ont été utilisés politiquement pour réunir des peuples forts différents au cours de l’histoire humaine. Aujourd’hui, les religions divisent plutôt les peuples. On a souvent utilisé les grandes différences et les erreurs d’interprétations des textes pour justifier des guerres, ou pour justifier de se mêler de la politique d’un autre pays…

Découvrir des liens entre toutes les mythologies et croyances du monde implique une critique continue et un recoupement d’informations. Les liens sont souvent très subtiles, cachés. De nombreuses erreurs d’interprétations, confusions, voire « manipulations de l’histoire » compliquent les recherches et ne nous permettent pas d’encore de tout comprendre. Mais chacun peut contribuer à la réécriture de l’histoire de l’humanité !