Les pyramides du monde

Un sujet qui illustre à merveille le lien entre les civilisations du monde est la répartition des pyramides dans le monde. Un peu partout sur Terre, nous retrouvons de grandes constructions, pour la plupart érigées en pierre et en briques (petit éventail visible dans le diaporama ci-dessus). Ces monuments à caractère divin sont des vestiges de civilisations souvent très anciennes et ils sont malheureusement fréquemment en piteux état. Les détériorations sont souvent une conséquence du temps, mais elles nous renseignent également sur le fait qu’un très grand nombre de constructions monumentales sont des vestiges de civilisations éteintes, et souvent pour d’étranges raisons.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il est important de définir les termes habituellement employés pour décrire les pyramides et les nombreuses variantes que l’ont peut rencontrer. Le mot pyramide semble provenir du mot « pyramis » qui est un gâteau grec en forme de pyramide à base de miel et de farine. Néanmoins cette origine est loin de faire l’unanimité. Ce terme est habituellement utilisé aujourd’hui pour caractériser un monument constitué de faces triangulaires. L’utilisation du terme pyramide est dans l’esprit collectif toujours associé à l’Egypte. Ce pays nous as permis de mieux comprendre et d’étudier les pratiques d’anciennes civilisations qui ont construit ces monuments, mais le sujet reste néanmoins pourtant toujours empreint de mystères.

De part le monde, nous retrouvons des monuments distincts de la plupart des pyramides égyptiennes, car ils présentent à leurs sommets un temple, on les associe à un nombre de degrés (c’est-à-dire des pyramides composées d’un certain nombre de plateaux de taille décroissante), la base n’est pas un carré mais rectangulaire ou trapézoïdale. De plus, les rôles de ces édifices ne sont pas forcément toujours identiques. En Mésopotamie, le terme utilisé est « ziggourat ». Il dérive du terme akkadien ziqqurratu(m) provenant de zaqāru signifiant élever. Le terme sumérien est Unir. Il signifie U6-NIR = « le regard élevé ou qui culmine ». Ces ziggourats présentent de nombreuses caractéristiques communes avec les pyramides mayas à degrés surmontées d’un temple à leurs sommets. Ajoutons à celà d’autres structures apparentées : le mausolée défini simplement comme « un monument funéraire de grande dimension, à l’architecture somptueuse », la mastaba qui est un terme utilisé pour caractériser « des grands massifs rectangulaires », et aussi le tumulus qui est une colline artificielle à caractère divin. Il existe finalement tant de variantes qu’il serait peu aisé de répertorier toutes les différences (voyez toutes les variantes dynastiques que l’ont peut retrouver en Egypte). Par facilité, nous pouvons garder le terme de pyramide pour désigner tous les édifices composés  de facettes triangulaires ou trapézoïdales. Il est beaucoup plus intéressant de s’attacher aux similitudes entre tous les édifices pyramidaux du monde. Le principal point commun entre toutes ces constructions est leur caractère divin, chose que l’ont peut facilement accepter de part toutes les représentations de dieux que l’ont peut y retrouver ou dans les structures archéologiques avoisinantes. Il est fort probable que toutes ces monuments soient finalement des images qu’ont eues les civilisations anciennes de la Butte Primordiale des Dieux (qui sera ultérieurement étudiée dans d’autres articles).

Concernant les constructions des pyramides, les hypothèses sont très nombreuses et elles sont loin de faire l’unanimité. Les récits de l’historien grec Hérodote ont fortement influencé nos manières d’appréhender le sujet, notamment sur l’utilisation de rampes de construction. De plus, nous avons longtemps cru que les pyramides ont été construites par des esclaves, mais rien n’a jamais prouvé que ce soit bien le cas. Les chercheurs ont très fréquemment étudié les pyramides par leurs structures extérieures, mais l’intérieur est beaucoup moins connu. Ils sont partis d’un procédé de fabrication pour tenter d’expliquer ces prouesses architecturales. Mais les bâtisseurs égyptiens n’avaient pas la même méthodologie. Ils voyaient davantage le rôle religieux, funéraire ou politique de l’édifice avant même la construction. Ce rôle religieux devrait être étudié bien avant de tenter de comprendre comment on a pu construire de tels monuments ;  l’étude des points communs entre toutes ces constructions et les divinités qui y sont associées permettrait sûrement d’y voir beaucoup plus clair…

Enoch dit :
De là je parvins dans un autre lieu, et je vis une montagne de feu brûlant nuit et jour. Dès que j’en fus approché, j’aperçus sept brillantes montagnes, dont l’une était distincte de l’autre. Les pierres dont elles étaient formées étaient belles et étincelantes ; elles brillent et rayonnent à la vue, et leur surface est polie. Il y en avait trois à l’orient, et d’autant plus inébranlables, qu’elles étaient l’une et l’autre ; et il y en avait trois au midi, également inébranlables. Il y avait aussi de profondes vallées mais qui étaient séparées les unes des autres. Au milieu s’élevait la septième montagne. Et toutes ces montagnes apparaissaient au loin comme des trônes majestueux, et elles étaient couronnées d’arbres odoriférants.
(Extrait du Libre d’Enoch, Livre I).